02/02
La nuit s'est bien passée, je me réveille avant Corinne pour préparer l'ananas et mettre de l'eau à chauffer pour le ptit dej.
L'ananas est mur à point. A l’hôtel ils nous ont parlé d'un campesinos qui cultive pas mal de plantes et qui fait de l'agriculture bio, sans pesticides et fait table d’hôte.
Marc et Dom l'ont visité et en étaient ravis. Nous prenons donc rdv et nous dirigeons tranquillement vers sa finca à 20 min de marche.
C'est son petit fils de 5 ans qui nous accueille et nous amène à la ferme où nous retrouvons Chong. La visite commence il produit son riz, ses tomates, ses concombres, ses choux, mais il a beaucoup de problèmes de maladie, surtout en saison des pluies.
Il a installé une pépinière pour le café et nous montre donc toutes les étapes de l'élevage, la récolte et la fabrication du café.
Il élève aussi des poules, des chèvres enfin il expérimente pas mal de choses.
Il est déjà l'heure de déjeuner; repas uniquement avec les produits de la ferme, salade de légumes chaillotes, carottes, tomates, patacones, plantain bouillie, yuca, arroz con guandu, poulet et en entrée une petite soupe le sancocho spécialité panaméenne.
Le tout est bien savoureux et nous change des repas avec beaucoup de friture.
Après le repas, Chong nous emmène faire un petit tour dans les montagnes au dessus de chez lui et nous rentrons par la montagne.
Nous rentrons et faisons connaissance avec John. Il est installé avec une brick de vin rouge qu'il a trouvé à son gout et profites de la vie. Il habite normalement en Alaska et est un grand randonneur, il a prévu de traverser le Panama. Il est parti il y a quelques semaines de rio sueno un poste frontière dans le parc la Amistad à la limite du costa Rica.
Demain il reprend sa route en traversant la cordillère intérieure vers les caraïbes. Il prévoit d'arriver dans 2,5 mois à la frontière colombienne. c'est un habitué des treks extrêmes, il a déjà passé 2,5 mois en Alaska à randonner. Ils ont la-bas des systèmes de réapprovisionnement où ils laissent leurs déchets et prennent la nourriture en général une dizaine de jour de bouffe.
Là il a fait le plein à David il est passé à PC pour acheter le cartes topos du coin qu'il va traverser et prends quelques jours de repos avant de repartir avec son hamac son tarp et sa machette...;
Nous allons diner au restau végétarien, une bonne salade et des nachos.
03/02
Après un bon petit dej nous partons randonner, il semble qu'il y ait une cascade à voir dans les hauteurs de Santa Fé à Alto de piedra.
A l’hôtel ils nous donnent un petit topo avec le descriptif pour se rendre la bas.
Nous attaquons une belle grimpette , le soleil et encore de la partie et la vue sur la vallée est sympa.
Plus nous montons plus le terrain est boueux. Le sentier part à droite et là les passages de boue succèdent au passages de boue, nous avons vite les chaussures crottées et la bruine devient de plus en plus persistante. La dernière partie est un champ de boue et les campesinos a qui nous avons demandé notre chemin nous regardent avec amusement.
Entre la pluie et la boue nous finissons par renoncer, nous sommes crottés, rincés et frigorifiés par le vent. Du coup nous nous réfugions au petit restaurant que nous avons vu sur le chemin.
Il n'y a que trois personnes, le patron, son fils et un client qui éclusent avec méthode une bouteille de seco. Nous demandons si il y a qq chose à manger, on nous propose des empanadas, elles sont vraiment excellentes, presque aussi bonnes que celles de Malvy, rien à voir avec ce que nous avions mangé à Bijaua. Nous nous régalons et du coup nous en prenons deux de plus histoire de reprendre des forces pour la descente.
La descente se fait par la route et nous ne tardons pas à être pris en stop. Plus nous descendons, plus le soleil revient, plus la température remonte et c'est sous le soleil que nous arrivons à Santa Fe.
Nous croisons une procession à la vierge et décidons de passer voir. Nous arrivons devant l'église juste au moment où les gens y rentrent, nous avons loupé l'arrivée l'église. C'et amusant de voir tou ces gens endimanchés avec les ados qui forment des petits groupes, plus intéressés à discuter qu'à la procession, quelques adultes pendus à leur cellulaire, la fanfare qui couvre les paroles du curé...
Une fois dans l'église une rapide bénédiction quelques air de fanfare et c'est fini, tout le monde retourne à ses occupations. Nous passons au marché, voir si l'ananas que nous avions commandé est arrivé. Non, le marchand n'a pas pu réapprovisionner, les indiens manifestent et bloquent la route d'accès depuis le Chiriqui zone de production des fruit et légumes. Nos apprenons ainsi que Boquete et en pénurie d'essence.
En fait il semble que les indiens manifestent parce que le gouvernement a accordé des permis d'exploitation à de grosses sociétés minières sur les terres des indiens et il semble que la société en question ne respecte pas les normes environnementales, du coup les indiens font le blocus pour faire entendre leurs revendications.
Nous repassons à l’hôtel et décidons d'aller faire une autre petite excursion, mais vers le bas de la vallée cette fois, direction Pacifique, c'est là qu'il est le soleil. La balade est sympa, les gens nous saluent et orangers, mandariniers et pamplemoussiers bordent le chemin, nous faisons le plein de fruit tombés.
Il ait lourd et nous nous trainons un peut jusqu'à une petite cascade avec une belle piscine naturelle. Il faut traverser la rivière pour accéder aux pierres plates qui sont en face et qui font un bon solarium, mais nous n'avons pas trop le courage, la rando du matin nous a épuisés. Nous nous posons 5 mn et puis nous nous décidons à traverser, heureusement nous avons pris les gougounes, c'est plus pratique pour traverser dans les cailloux.
Nous ne regrettons pas, même si l'eau est un poil fraiche (enfin elle doit bien faire ses 22/23) un bon bain est toujours agréable, d'autant que nous sommes seuls et le soleil nous réchauffe vite sur les rochers. Nous faisons la fête aux oranges, méthode panaméenne, on enlève le zeste, on fait un trou et on presse l'orange pour boire le jus par le trou. C'est pratique pour ces oranges dont la peau est plutôt épaisse et qui sont pleines de pépins, en plus ça me rappelle quand j'étais gamin et que l'on mangeait les oranges ainsi. Nous restons un moment au soleil que les nuage commencent à voiler et décidons de rentrer par le bus cette fois. Nous rejoignons donc la route et attendons le bus.
Il est trop tard pour aller au café internet et nous discutons un moment avec Stéphanie de Coiba où nous voulons nous rendre ensuite. Elle nous parle d'un autre point de départ pour Coiba que Santa Catalina ou Puerto Mutis, mais sans accès internet difficile de peaufiner. Nous descendons diner au terminal, à 5USD pour deux il n'y a rien à dire.
04/02
Nous en avons assez de la pluie et donc nous décidons de nous rendre à Coiba. Après le pdj nous prenons donc le bus pour Santiago. En chemin je voudrais faire un stop à San Francisco de Veraguas où se trouve une des plus ancienne église de panama.
Le bus décolle doucement et fait rapidement le plein de passager, les 27 places assises sont occupées et quelques personnes sont debout dans le couloir du minibus, et là nous arrivons à un arrêt où une quinzaine de personnes attendent le bus. Il y a deux personnes qui veulent descendre, mais c'est une marée humaine qui se précipite sur le bus. Les deux personnes ont du mal à descendre et c'est la foire d'empoigne pour savoir qui va rentrer en premier dans le bus. Nous avons beau avoir des places assises nous sommes tout esquichés mais tout le monde a réussi à rentrer et le bus reprends sa route jusqu'à l'arrêt suivant où le même scénario se reproduit, je ne sais pas où tout le monde a réussi à se caser mais le bus ressemble de plus en plus à une boite d'anchois, c'est limite si certains n'ont pas la tête collée contre les vitres. Nous nous regardons avec Corinne en nous disant que si nous descendons à san Francisco, ça va être une galère pas possible pour remonter dans un bus. Du coup à l'arrêt de San Francisco nous hésitons mais il y a tellement peu de personnes qui descendent que la décision est unanime, non finalement nous ne descendons pas, nous continuons jusqu'à Santiago.
Arrivée à Santiago, nous filons vers un café internet je recherche les coordonnées de l’hôtel dont a parlé Stéphanie, Corinne va appeler pendant que regarde les news, c'est pas la joie, un message de Geneviève nous annonce que des tuiles sont tombées du toit avec la tempête. Elle a fait la déclaration à l'assurance mais il faudrait que nous trouvions un couvreur. C'est la galère, elle se retrouve à gérer nos problèmes alors que déjà en temps normal ce genre de truc n'est pas évident à régler.
Pour couronner le tout je m'aperçois que mon compte paypal a été piraté, que l'accès au compte est limité et lorsque je veux ouvrir un litige je me fais jeter, quelle grosse mm.
Corinne reviens et en fait le plan Sophie n'est pas terrible, l’hôtel en question est en réfection du coup les quelques chambres qui restent sont full, il y a bien un autre hôtel pas trop loin mais bon, en plus l’hôtel ne vends que des packages complets pour Coiba, 3j pour 325 USD/p, avec une nuit à l’hôtel, une nuit sur coiba en tente, OK il y a la bouffe, mais quand même...Nous décidons d'aller à Santa Catalina, c'est surement plus touristique mais au moins nous pourrons un peu plus nous organiser.
Nous passons au super marché en face histoire de faire 3 courses si nous allons à Coiba camper il nous faut un minimum de bouffe et si il y a le même choix dans les boutiques à Santa Catalina qu'à Santa Fe vaut mieux faire le plein ici.....
Nous nous posons 5 mn dans une gargotte pour manger un morceau, le moral n'est pas au top, d'autant que le locataire de Corinne ne lui a pas payé le loyer de janvier.
Nous prenons donc le bus pour Sona où nous sommes vers 14h30, mais le prochain bus pour Santa Catalina n'est qu' 16h30, 2 h d'attente.... et puis les bus ont l'air bondés...
Finalement nous avisons un petit groupe de touristes et proposons de prendre un taxi à 5, à 40 USD la course ça ne fait que 8US/p contre 4 pour le bus, c'est le double mais au moins on n'a pas les 2h d'attente et puis ça nous permet d'arriver avant la nuit pour trouver une piaule.
A cinq nous sommes un peu serrés mais ça va avec les bagages à l'arrière du pick up c'est toujours plus spacieux que de se retrouver coincé entre deux mamas d'un quintal....
Arrivés sur place je garde les bagages pendant que Corinne fait le tour des hôtels les plus proches. Nous prenons une des dernières chambres dispo, c'est 40 USD, même si la chambre est assez spacieuse avec petite terrasse, clim frigo elle n'a aucun charme, par contre ça a l'air calme, pas de discothèque en vue en tout cas on nous annonce qu'à 11h il y a extinction du bruit, pas de coq dans les environs, ça fera pour cette nuit, et puis nous continuerons nos recherches.
Nous posons les sacs et partons prospecter pour les prochaines nuits, par contre pas de bol il n'y a pas la Wifi et il semble que très peu d’hôtels sont équipés, on nous parle de l'oasis sur la seconde plage...
Nous nous dirigeons donc vers l'oasis en visitant les hôtels sur notre chemin.....Les prix sont assez voisins des 40 USD mais c'est vrai qu'il y a des trucs sympas, comme ces cabanes, toit de palmes, mur en canne avec une vue superbe sur la plage ça rappelle les villages de cases du club med, sauf que là il n'y a que 6 cases... nous arrivons à l'oasis où ce sont 3 bungalow doubles face à la mer, mais rien n'est libre avant dimanche et nous ne savons pas encore comment nous allons nous organiser pour Coiba.
Nous décidons de rentrer par la plage, le soleil se couche et c'est la pluie qui nous rattrape, vraiment nous n'avons pas de chance avec la météo cette année...
Nous rentrons à la nuit et nous arrêtons dans un petit restau, nous savons que le poisson va être frais nous l'avons vu arriver fraichement pêché à notre descente du taxi, c'est un wahoo de 13 kg, il y a largement de quoi nourrir les clients des 4 tables du restau. Comme il n'a pas la licence, je vais au supermarché du coin acheter une canette de bière et une bouteille d'eau et nous voilà à déguster notre bon poisson avec devinez quoi.... du arroz con guandu et un petit tas de salade et pepino.
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